... tout, tout, tout sur quoi ? ...

      Il faudrait plusieurs Vies pour assouvir la soif de savoir un peu, de connaître un peu, de comprendre un peu, de faire un peu, d'essayer un peu.

Dans ce cadre, voici d'autres occupations ... lors des moments libres ...

 

Labo-Photo :

      Une petite vue pour un espace extrêmement intéressant. Il permet également de découvrir la magie des développements. Le grand agrandisseur me vient d'un photographe qui se débarrassait de son matériel à l'occasion de sa retraite. Un Krocus rustique mais très fiable. Il m'a rendu de fiers services et permis surtout le développement des 6x9 du kodak de 1930 de mes parents. Sa conception, des plus simples, ne l'empêche pas de fournir un très bon travail. C'est bien souvent l'état des pellicules qui est la cause d'un rendu limite ... et de celui qui les manipule.

      Un agrandisseur 24x36 était nécessaire pour tous les clichés pris depuis le régiment, en 1955.

   

 

    Une foultitude de photos reviennent à l'esprit, de les avoir vues se recréer dans le bac du révélateur. J'en joins deux de Guiche; clichés pris à 50 m de distance :

      Mes grands parents maternels béarnais. Deux de vos 16 arrière-arrière-grands-parents ( 2 de vos 16 trisaïeuls). Elle, était d'une famille de dentellière, née à Sames (Pyrénées Atlantiques). Il était cultivateur, né à Guiche (Pyrénées Atlantiques). Il savait faire beaucoup de choses et était très méticuleux. C'est à lui, toujours, que l'on demandait le temps qu'il allait faire.

      Un matin, partant à l'école communale pour la journée, le ciel était presque sans nuages. Cet après-midi il va pleuvoir, dit-il à ma tante. J'ai pensé qu'il ne savait pas ce qu'il disait et j'ai pris, en cachette, ma paire de sandale aux semelles de corde. À 100 m de la maison, j'ai caché mes sabots (ou galoches ?) dans la haie. Le lendemain, il a fait une journée superbe, mais je n'ai pu mettre mes sandales, tant les semelles étaient encore imbibées d'eau ... de la pluie de la veille, au retour de l'école.....!!!

      Votre pépé qui écrit ces lignes. À ce moment là, il guide la paire de boeufs pour passer la herse.

      A l'emplacement de ces deux photos, un immense trou rempli d'eau de plus de 50 m de profondeur. Ce qu'il reste d'une récente exploitation effrénée d'un groupe de cimentier à extraire la pierre calcaire du sous-sol.

      Il ne reste pratiquement plus rien des espaces de mon enfance.

 

 

 


 

Biologie :                                                                          

      Comme tout un chacun, je m'y intéresse depuis longtemps, à l'apparition de la Vie (c'est certainement stupide, mais il m'arrive souvent d'écrire "Vie" avec une majuscule !). Je me souviens parfaitement des représentations d'une cellule, faites à la fin des années 1940. C'était alors nettement plus simple. Les temps ont bien changés.

      J'espère qu'un jour vous partagerez cet avis : de toutes les branches de la connaissance, la biologie est l'une des plus captivantes.

      Étudier une cellule, pas nécessairement la plus complexe (eucaryote), est un régal sans borne, en même temps qu'un joli casse-tête de thermodynamique. C'est pénétrer dans un univers. Quel bonheur!

      Il y a bien deux façons d'aborder les maths :

  • La première, est une fonction qui est écrite là, au tableau, statique, et qu'il faut résoudre avec le plus de rigueur possible.
  • La seconde, est l'histoire de la structure de cette même fonction. Comment petit à petit, au cours des ans, des siècles, et avec quelles démarches, tel(les) chercheurs(ses), puis tel(les) autres chercheurs(ses) en sont arrivés(ées) à ce point d'analyse pour déboucher sur cette fonction mathématique.

      Ainsi, à mon avis, la démarche du biologiste est tout à la fois l'étude statique d'un élément biologique et en même temps celle de son histoire, tant est fort le principe de concordance. Qui a pu voir, sur un chantier de construction, le deuxième étage d'une maison construit avant que le premier étage le soit. Le deuxième étage ne peut se construire qu'en tenant compte des possibilités que lui permet le premier. Une protéine, un processus protéique, ne sont là que parce qu'il y avait une antériorité à leur existence. C'est pour cela que je suis totalement du côté de ceux pour qui le hasard n'est pas si démesuré que cela dans la genèse de la vie. Et le choix, par les propositions du hasard, est toujours plus limité. Sans, pour autant, nullement adhérer à une finalité préexistante.

       Mon credo sur ce point : La Vie est une manifestation obligatoire des propriétés combinatoires de la matière. La Vie est donc universelle. Elle est présente en milliard de points dans l'univers. On rejoint ici la vision de "la pluralité des mondes" de Giordano Bruno, brûlé vif à Rome au 16 ième siècle. Si l'un ou l'une d'entre vous a la chance d'approfondir cet espace de connaissance, bien comprendre que le fait d'avoir puisé, en un premier temps, la notion de 'complexification' dans les ouvrages paléontologiques de Theillard de Chardin (comme "Le phénomène humain" et "L'apparition de l'homme") ne veut pas dire que je l'ai suivi dans sa définition de l'alpha à l'oméga (la christogénèse dans "L'avenir de l'Homme"). De même, si je cite Christian de Duve dont j'approuve les éléments tenant à une limitation du hasard (ce qui n'empêche pas une complexité accrue) dans la cascade de développements biologiques, je ne m'en sers absolument pas, pour faire chorus avec les tenants d'une évolution pré-écrite dans les gènes - pensée qui est précisément à l'opposé de celle de Christian de Duve. Ma position est claire : celle adhérant à un évolutionnisme Darwinien. Darwin est présent dès le début de LUCA [the Last Universal Common Ancestor] ou le DACU [Dernier Ancêtre Commun Universel], il y a au moins 3,8 milliards d'années. Même si des découvertes viendront encore enrichir nos connaissances, ces facteurs sont premiers.

      Des débats sur ce sujet me semblent mélanger allègrement, par certains, le déterminisme, le hasard et quelques inattendues directives divines. Méfiez-vous de certains forums délirants sur le sujet où dissertent des personnes ne maîtrisant guère la notion d'entropie, pas plus que le calcul des probabilités et j'en passe.

      Assurément, lors des premiers instants de l'univers (pas d'un big-bang ponctuel, mais peut être d'une déformation géométrique d'un champ vide, géométriquement infini, dans un temps différent de la représentation qui est actuellement la nôtre), la connaissance de la totalité des lois physiques des particules élémentaires, aurait pu faire en sorte de pouvoir établir strictement, dès cet instant, la totalité du tableau de Mendéleïev par un déterminisme des lois de la physique nucléaire. C'est simplement une assurance. En faisant l'économie du "comment" du big-bang ou de son équivalent et avec la retenue qu'imposent les étrangetés de la physique quantique.

 

      "Le hasard, en effet, n’exclut pas l’inévitabilité. Tout dépend du rapport entre le nombre d’occasions dont dispose un événement pour avoir lieu et sa probabilité". Ces deux affirmations émanent de Christian de Duve, ce prix Nobel dont la vie fut consacrée au savoir et la connaissance du vivant. Je vous renvoie au discours qui intégre ces deux affirmations : voir    »»»    

       À ce sujet, ce qui m'avait conforté dans ce sens, c'est le travail que j'avais entrepris à la suite de la lecture de "Poussière de Vie" de Christian de Duve. "Christian de Duve", de l'école de Louvain, est prix Nobel 1974 pour avoir co-découvert deux organites cellulaires : le lysosome et le peryxosome.

      Pour y voir un peu plus clair, dans ce livre très riche en données et selon mon habitude, j'avais couché chronologiquement (sur l'ordinateur) toutes les données éparses du livre. Puis imprimé, cela faisait un long feuillet partant de - 4,5 milliards d'années à nos jours ; 32 pages collées en un dépliant.

      Ce qui a été très étonnant, c'est que j'avais pourtant réalisé toutes ces pages, une à une. Mais ce n'est qu'au moment où j'ai déplié le document dans sa totalité que le tout s'est métamorphosé. C'est la première fois que je prenais véritablement la mesure de cet espace du vivant sur la Terre, en dépliant les 6,30 m de ce document. Que j'admettais raisonnablement les modifications incroyablement complexes auxquelles les cellules étaient parvenues. Rien d'autre, jusqu'alors (en 1996), ne m'avait, aussi efficacement, permis cette vision. Pourtant, des tableaux, j'en avais déjà réalisé quelques-uns!

 

(Ajout 2015) ci-avant, ce sont les connaissances de l'apparition et développement du vivant. Mais l'homme semble vouloir aller beaucoup plus loin avec les avancées très rapides en matière de génomique. Là aussi, aura-t-il suffisamment de sagesse et jusqu'où peut-il aller ............... ?


Nœuds :                                                                                      

      Cet intérêt pour tout ce qui est manuel, un restant du scoutisme. Et toujours guidé par ce pôle d'attraction, j'ai eu la chance de pouvoir me procurer un livre superbe "Le grand livre des nœuds" de Clifford W. Ashley traduit de l'anglais par Karin Huet. Le fruit de dix années de collecte dans tous les coins de la Terre.

      Tous les corps de métiers y sont présents par la demande spécifique de nœuds. Évidemment, la marine et ses marins y a sa place. Mais les marins ne sont pas les seuls. Le pêcheur et le cordonnier sont là; le vannier, le sonneur, le relieur, le boucher et même le cambrioleur ! Le charpentier, le cuisinier, les gens du cirque, le tonnelier, le maréchal-ferrant, le pompier... etc. Le tisserand, pas plus que le chirurgien, n'est oublié.

       Et toutes les astuces : du chamelier qui ne va employer préférentiellement qu'un nœud pour attacher sa bête, car celle-ci bavant en abondance, il faut un nœud sûr mais également très facilement détachable, complètement mouillé. Et vous ne ferez pas faire à un pêcheur d'autres nœuds que ceux dont les bouts peuvent être coupés au ras pour présenter un minimum de résistance au courant d'eau. Aussi bien que le nœud d'arc eskimo, qui une fois serré, peut encore se régler en tension de l'arc. Et ce nœud magique pour la dentellière, qui peut récupérer un bout de fil dépassant seulement de quelques petits millimètres ; juste de quoi pouvoir habillement le prendre avec un autre nœud.

       Les noms ne sont pas en reste pour ce véritable bonheur : le nœud de Florence, le nœud d'attrape-nigaud, le nœud du précipice, le nœud de traverse, le nœud de braconnier, le nœud de chirurgien, le nœud gueule de raie, le nœud de jambe de chien, le double nœud de tisserand bâtard, le nœud de mohair, le nœud d'échafaud, le nœud de catogan, le nœud de meunier, le nœud de tisserand, le nœud cylindre, le nœud d'écoute .... .... .... Un régal vous dis-je ! Tous issus d'un usage populaire dont les pratiques se perdent dans la nuit des temps.

      Et il ne faut pas se tromper lorsque l'on emploi à la fois le nœud de fil de caret et le nœud d'ajut de merlin ...

      Ainsi, j'ai commencé un présentoir de nœuds ... en débutant par les plus usités.

 

 

 

Cliquez dessus ——>

Je ne me souvenais pas qu'il fallait refaire les annotations accompagnant chaque noeud.
Donc, à suivre ...

 


Soleil :                                                                                         

      En tant que citoyen du monde, et comme tous les peuples de la Terre depuis le plus lointain de la préhistoire, je commence la journée en venant dire bonjour au soleil. ... Enfin, saluer le soleil lorsqu'il est visiblement présent. Lorsque les nuages permettent, qu'après avoir ouvert les volets, je puisse avancer la lunette et apercevoir dans la chambre noire, l'image de "Ra". Son image, mais surtout la suite des taches et leur évolution depuis la veille, lorsque celles-ci sont présentes. Depuis 2009 (pour moi), cette démarche devient désuette, ayant immédiatement les images, autrement plus riches, de la sonde spatiale "SOHO" sur l'écran de l'ordinateur !

              

     La lunette ? C'est un engin rudimentaire qui permet de voir quelques phénomènes ... à condition de s'éloigner de la ville. Ils sont mignons les bougres qui disent que tel matin ou soir, il faut observer tel ou tel astre tout à l'Est. À l'Est, j'y ai 13 lampadaires d'éclairage public! Quant à l'Ouest, un nouveau voisin vient de construire sa maison : l'Ouest est désormais bouché! De toute façon, avec les lumières de la ville ajoutées à celles lointaines d'Orly, il y a belle lurette que j'ai oublié qu'il existait une voie lactée, voire même quantité d'étoiles.

 

      Un technicien d'EDF, qui se trouvait à proximité avec son épouse et ses 2 enfants et à qui j'avais fait partager les observations dans la chambre noire de la lunette, comme à bien d'autres, a eu la grande gentillesse de prendre 2 photos et de me les expédier. À ce moment là, le soleil était revenu ...Ouf, il était revenu, le plaisantin!

     Au beau milieu de l'an 1999, nous avons eu droit, sur les écrans de télévision, à Hubert Reeves et toute une bande de fous furieux des télescopes, pour nous expliquer la prochaine éclipse. Ils en étaient, les uns et les autres, dithyrambiques, exaltés; ce n'était plus de l'enthousiasme, mais de la surexcitation. Enfin, je pensais qu'à force d'avoir la tête dans les étoiles, ils étaient un tantinet à côté de leurs pompes.     

     Mais toujours curieux, je ne veux pas louper ce petit phénomène et cartes en main, je me dirige tôt matin, vers la région de Reims sur une crête, par des sentiers de campagne.     

     Ouf, le sentier était perdu et j'étais seul ... ... mais par un prompt renfort, nous fûmes des cents ... ! Le site était magnifique et pile sur la ligne qui permettait une observation totale de 2 mn et 12 secondes. Nous étions le 11 août 1999.     

     Eh bien, à Hubert Reeves et aux autres : Pardon ! Je pense maintenant qu'il faut être obligatoirement sur cette ligne pour ressentir la totalité du phénomène.     

     Je dois témoigner que jamais je n'ai été aussi soudainement submergé par une telle sensation ; ça prend aux tripes. C'est absolument inexplicable. D'autant que l'on connaît l'essentiel du phénomène; qu'il n'y a rien d'autre à en attendre. Alors, pourquoi cette incroyable, presque mystérieuse émotion et d'une telle intensité? Les personnes, qui étaient à proximité, ont toutes été unanimes sur cette étrangeté.      

     Maintenant, je comprends totalement que l'on puisse prendre toutes dispositions et partir vers l'Australie ; pour seulement 2 mn d'éclipse totale.


Mythologie :                                                                               

     Voilà une branche "qu'elle est chouette", qu'elle est très très chouette!

     Lorsque l'on veut voler (en vol à voile), il est impératif d'être présent au briefing de 10h 00. C'est à ce moment que l'on prend connaissance des données de la journée, en terme de météo, de vol et d'éventuelles dispositions particulières de l'aérodrome, pour ce jour. De ceci en découle, sa sécurité et celle des autres. Donc, pour qui veut voler : obligation absolue d'être présent au briefing de 10h 00.
     Mais après le briefing ... la vraie météo fait ce qu'elle veut et parfois elle fait la bouille toute la journée.

     N'étant pas de ceux qui peuvent rester à bayer aux corneilles ou à perdre le temps à jouer, tout le mauvais temps du vol à voile est passé dans la mythologie grecque (cela aurait pu être tout autre chose - le hasard a voulu que -). Un délice des Dieux de l'Olympe. Avec le dictionnaire de Pierre Grimal (une référence), il a fallu que je mette de l'ordre dans tout ce tas de Dieux; et donc ... un tableau.

       Pour y voir plus clair, les Dieux ont été écrits selon la chronologie partant de Gaïa et Ouranos, mais bien après tous les principes premiers et bien après les principes que sont Chaos, Chronos et Éros.      Ils sont écrits avec toutes leurs liaisons et les descendances. Je ne les ai jamais comptés, mais sur une feuille non quadrillée de grand format, ils sont des cents ... et des mille. Donc, avant les Dieux, se situent les principes majeurs et mineurs.

    Cliquez sur les 2500 à 3000 Dieux et Déesses et héros mythiques étalés sur cette feuille de 1,08m x 1,73 m.        ——>     

    Zeus seul, en connaît le nombre exact... !     

    Le coin resté vierge (en bas à droite), doit recevoir toutes les divinités et héros mythiques cités dans l'Iliade et l'Odyssée. ... un jour.

 

     Sur la feuille, d'un regard, on peut embrasser l'énormité de l'Olympe ; mais je pense que ce n'est pas là que réside l'intérêt d'un tel tableau. C'est l'histoire, bien souvent universelle, qui est attachée à telle liaison, à telle rencontre. C'est justement ce que je souhaite pouvoir faire avec mon dernier logiciel de programmation : une programmation où il serait possible de visualiser les thèmes universels sur une liaison de deux divinités de la mythologie grecque.

 

      Ce fragment de la grande feuille montre que toutes les liaisons des divinités sont établies.

      Donc, en cliquant sur une liaison, on mettrait en lumière la liaison elle-même, ainsi que son ascendance et sa descendance éventuelle ; mais surtout l'histoire mythique qui y est liée et si possible son thème universel.

     Pierre Grimal comme d'autres, donne les différentes versions, par exemple d'Eros. De la mythologie primitive aux apports qui n'ont pas manqués au fil des ans, au fil des siècles (Éros, non plus principe mais Dieu et fils de celui-ci, de celle-la ... etc.).

       Eh bien, regardez le trio des principes premiers : Chaos (que l'on peut assimiler à l'infini chaos de l'ensemble des formes les plus élémentaires de l'énergie), Chronos (le temps, cette notion que l'on a le plus grand mal à se représenter) et Éros (la colle, l'attache, la force d'attraction et d'accrochage, l'adhésion combinatoire). Il est tentant et bien plaisant de dérouler toute l'évolution de l'univers à l'aide de ce trio inséparable.

     Éros peut combiner tous les éléments de Chaos avec l'aide de Chronos. Ainsi, partant des particules d'énergie élémentaires, toutes les familles des fermions, bosons, hadrons, etc. vont se créer ; avec et après eux, va se constituer le premier atome d'hydrogène et continuer jusqu'à remplir le tableau de Mendéleïev (au fur et à mesure des effondrements gravifiques et du travail thermonucléaire et explosif des étoiles). Dès l'apparition de l'oxygène et du carbone et quelques autres, vont se créer les premières molécules d'eau, méthane et toute une chimie du carbone pour une famille dite organique. Avec une facilité qui étonne les chercheurs en laboratoire, les éléments constitutifs des protéines, suivis de protéines plus ou moins composites, apparaissent. Certaines protéines peuvent et ont pu s'auto-répliquer ; des protéines et nucléotides catalyseurs pour déboucher, avec la multitude des protéines et nucléotides complexes, aux pluricellulaires et aux ensembles de neurones les plus sophistiqués.      Ce ne sont pas des Dieux mais des principes, c'est donc tentant et plaisant de laisser flâner sa pensée sur ce sujet ...


Archéologie :                                                                             

     Des planeurs ici? Eh bien, oui! La pratique de l'archéologie commence avec le brevet de vol à voile. J'ai volé, un jour ou l'autre, avec tous les engins présents sur la photo. Au premier plan, le "R 43" qui m'a accompagné dans l'épreuve qui consistait à se poser sur un terrain à proximité d'Orléans et retour sur le plateau de Milly. Quant à celui du fond de droite, il m'a tenu 5 heures non-stop, en vol local (l'épreuve des 5 heures). Mais ceci se passait dans les années 1988,1989,1990. En 1989, de là-haut et à la faveur de la sécheresse, j'ai pu mettre en évidence et photographier 16 sites archéologiques, qui ont été déclarés par le groupe qui fouillait dans la forêt voisine.

     J'avais pris connaissance de ce groupe dès 1988, lorsque je volais encore en double avec un moniteur, lui demandant : "Qu'est-ce que cette trouée dans la forêt?" Réponse : oh, ce sont des fadas d'archéologie qui sont là depuis 1976 !

     Sitôt dit, sitôt fait, je suis parti à la rencontre de ces fêlés et grâce à leur gentillesse, je m'y suis intégré jusqu'à la fin de la fouille du site.

 

     En anecdote, pour ce 454° squelette (Ce site archéologique - mon premier groupe - était en grande partie un cimetière des 2° et 3° siècles et un peu plus) :

     J'avais déjà creusé assez bas et en revenant la semaine suivante, il gelait ; je donne un petit coup du plat de la pelle sur un caillou qui dépassait, comme le forgeron donne un coup de marteau sur l'enclume avant de frapper le fer. Et réflexion faite, je commence à creuser de l'autre côté du caillou, à l'aide d'une truelle. Au bout d'un moment, quelque chose de ferme d'un côté et immédiatement de l'autre. C'était des os longs, je reconnais deux tibias ...!? !! ??

     Deux tibias ici ? Mais alors, à l'opposé ???...!!!!
Je me retourne, je regarde le caillou que j'avais frappé en arrivant ; je commence à soigneusement le dégager avec la truelle et la brosse... Ben oui! c'était le haut du crâne que l'on voit sur la photo.

     Si le crâne a l'aspect si propre par rapport au reste du squelette, c'est qu'il fallait impérativement ôter les crânes en fin de soirées, si on voulait les retrouver la fois suivante et l'y remettre pour les photos de positionnements, avant études.     Vols de collectionneurs ...

 

     J'ai, durant 12 ans, partagé le travail de deux groupes d'archéo, en allant également ici et là. J'ai énormément travaillé (surtout pour le 2° groupe) et beaucoup appris, mais aussi vu des manques flagrants d'organisation et malheureusement de l'incompétence. Ajouté à cela, des luttes intestines au niveau des dirigeants.

     L'impossibilité également de pouvoir passer des messages pourtant évidents :

• Que l'étude d'un site n'est et ne sera jamais terminée et qu'il faut prendre cette définition en considération pour mieux opérer une fouille (y compris et a fortiori une fouille de sauvetage).

• Qu'il faut unifier l'organisation des fouilles de A jusqu'à Z (d'abord au niveau du département ou d'un espace géographique large) pour pouvoir avoir des liaisons directes avec d'autres fouilles et croiser les résultats sur un même plan. Cela n'est fait que parfois et de façon superficielle.

     Conclusion : un grand gâchis et une certaine amertume de ma part. Il faut ajouter que pour tous les groupes, c'est constamment la course aux subventions.

                         Et pourtant, il existe des individualités remarquablement compétentes sur des sujets pointus : comme sur diverses céramiques, diverses monnaies, divers os, etc. Mais ces personnes sont mal "utilisées" et c'est bien dommage pour la connaissance. On dirait qu'elles vont faire de l'ombre à certains.

     Tant que vous n'aurez pas plongé dans ces arcanes, vous verrez souvent l'archéologie comme ces images de fouille, sur le terrain, pinceau et truelle en main. Il faut savoir que ce n'est, que la partie visible de l'iceberg. Le vrai travail archéologique est l'étude qui s'élabore, se construit, après la fouille proprement dite.


Sciences :                                                                                   

     L'effet multiplicateur des nano-techniques, de la micro-informatique et de ses dérivés, le phénomène "Internet" et autres nouvelles techniques, fait que les idées des chercheurs vont en nombres croissants (voir dans "Des liens" et ensuite "Les sites", les deux conférences de Michel Serres -2005 et 2007). Les rencontres se multiplient. Il existe des ponts entre différentes disciplines. Comme la mécanique des fluides et l'optique qui sert autant aux labos qu'aux téléscopes. Par exemple, de la technologie du carbone-silicium et de la biologie qui va ouvrir des voies nouvelles à diverses branches (médicales et autres) etc. ... et etc. ; dans tous les domaines scientifiques.
Il semble que jamais, il n'y ait eu une telle déferlante d'idées et de portes ouvertes.

     Donc, je vous dis, à vous mes 5 petits-enfants, en science tenez-vous au courant de toutes les publications la concernant, mois par mois. Si vous maîtrisez l'anglais ou lorsque vous maîtriserez l'anglais, qui est pour l'instant la langue de communication, ce sont les revues "Nature" et "The Science" qu'il faut pouvoir lire.


Écologie :                                                                                   

       L'écologie, voilà également un sujet passionnant et complexe. Elle permet de surprendre et bien comprendre des interactions qui souvent nous échappent. Mais il est évidemment plus facile de pénétrer dans ses arcanes lorsque que l'on a passé toute sa jeunesse parmi les animaux, les plantes, à observer les minéraux, les orages dans les maquis, à observer la taupe qui travaille jusqu'à la faire venir à quelques centimètres de soi, d'approcher les lapins de garennes, de traquer les blaireaux, d'observer longuement la formation des nuages et leur désagrégation, la nature des vents, à comprendre la démarche des vers de terre dans la fabrication de leur garde-manger. Tous ces animaux de ferme, ces arbres, ces champignons, ces pluies, ces oiseaux et insectes, ces espaces sauvages qui font une communauté de vivants. Or vous, mes petits-enfants, vous n'avez pas eu cette chance. La chance d'aimer prendre la terre à pleine main, d'une façon presque sensuelle ; de ressentir le bruissement de l'environnement.

       Mais entre temps, il s'est produit une chose insoupçonnée. Les premières manifestations de la course au pétrole. Fini les moulins à vent qui peuplaient les campagnes, fini les moulins à eau qui jalonnaient, parfois par centaines, toutes nos rivières : place aux énergies centralisées, très souvent à base de combustibles fossiles. Cela soulève un problème tout à fait singulier et implacable pour les singes que nous sommes.

     L'environnement merveilleux, voire idéal, de ma jeunesse ... l'explication peut-être de ma position, lors des réunions familiales? Puisque depuis longtemps, vous en avez été les témoins, j'ai été le seul à mettre sur la table le problème écologique qui se pose à nous. Je me souviens, il n'y a que quelques années seulement, cela résonne encore en moi, lorsque je vous avais invité à lire un livre de Nicolas Hulot (au début des années 2000), le puissant rejet que cela avait provoqué, au moins d'une personne.
Bien évidemment, je reste sur le fond. Je ne vous prends pas pour des demeurés, au point que vous ne puissiez faire le distinguo entre le fond et les formes politico-économiques plus ou moins transparentes, moins que plus, dont je ne fais pas étalage ici.

     Et justement, peut-être également en étant le plus âgé de la tablée, je sais mieux d'où l'on vient et je perçois où l'on risque d'aller.
     Dans vos études, dans vos loisirs, je vous invite très vivement à écouter, analyser, assimiler, essayer de mesurer les données écologiques qui vont abonder. Être critique, également. Sans jouer les Jérémie, mais peut-être bien les Cassandre, il est à craindre que vous allez devoir faire face à un défi majeur dès les premières prochaines décennies.
     Je ne pense pas qu'il soit besoin d'avoir un doctorat en écologie, le bon sens paysan nous fait immédiatement comprendre que l'on ne peut remettre dans la nature, en un siècle et demi, une énorme part de la masse de carbone que la nature a mise en réserve, en peut-être plus de 2 milliards et demi d'années. On ne peut le faire impunément.
     Ajoutant à cela, la démarche suicidaire des lobbies agroalimentaires (des pesticides et autres produits aux effets mal connus), l'augmentation et la dispersion de nos déchets dont nous ne savons que faire .... et celle de la pêche intensive.

       Maintenant, les semailles sont largement engagées. Il est trop tard. Un moteur thermique d'origine anthropique est en marche ; il est trop tard pour l'arrêter, tout au plus pourrait-on le ralentir. Il faut parler en termes de synergie et d'inertie des mouvements.
     On peut observer que ceux qui ont tiré la sonnette d'alarme, dans l'indifférence la plus totale, sont les premiers à être surpris par l'ampleur du phénomène. Je remarque, à ce sujet, que l'on ne prononce pas le terme de synergie ; qu'il y a plusieurs années déjà, je tenais ce terme en propos. Car, il s'agit bien plus que de phénomènes isolés les uns des autres et compartimentés (c'est d'ailleurs ce que nous enseigne l'écologie). Et malheureusement, ils ne semblent pas antagonistes.

     Quelques présomptueux pensent que notre génie est suffisant pour résoudre ce problème. Qu'ils aient raisons! Mais les intérêts des économies nationales des pays de notre planète sont en train de jouer au syndrome du Titanic. On le perçoit, on pense même pouvoir mesurer la distance qui nous sépare du mur, mais on y va droit dedans, à la même vitesse ; peut-être même accélérons-nous.
     C'est justement le paramètre "vitesse" qu'il faut considérer face au génie humain. Certes, le génie humain est apte à répondre à tous les défis inhérents au réchauffement climatique. Mais il sera pris de vitesse. La paléontologie nous enseigne que toutes les espèces vivantes ont pu évoluer, s'adapter, au fil des époques géologiques. Mais il est arrivé qu'à certaines périodes géologiques une masse plus ou moins grande d'espèces ait disparue .... victime de la vitesse de modification environnementale, due au cataclysme responsable. L'intensité du moteur thermique, alliée à la rapidité du changement climatique, interdira à l'homme de déployer son génie.

     En 2015 (ajout), je suis de ceux qui pensent que nous sommes rentrés dans une nouvelle période géologique : l'anthropocène (et cela, sans anthropocentrisme). A l'instar des cyanobactéries (il y a plus de 3 milliards d'années), y a-t-il beaucoup d'espèces vivantes qui aient modifié profondément et certainement durablement les indices climatiques, océaniques, ... etc ? L'impact de ces changements sera géologiquement visible dans plusieurs dizaines de millions d'années et sera un marqueur de cette période.


Et le reste ... :                                                                             

 

     Plein d'intérêts encore ; un, pour exemple : un herbier.

    Il permet, entre autre chose, de cultiver la méthode dans le maniement des petites pinces et de la loupe pour l'examen de la plante. On procède par choix successifs sur un tableau synoptique. Plante à fleurs : oui,non - étamines et pistils sur la même plante : oui,non - Fleurs réunies en capitules : oui,non - nombre d'étamines, de sépales, de pétales, feuilles lobées, entières, divisées ... etc. etc. On parvient ainsi au nom de la plante.
    Le deuxième livre permet de vérifier, sur la photo, si nous ne nous sommes pas trompés.     C'est une très bonne école de rigueur. Cela nous donne également à réfléchir sur l'immense travail accompli par les Linné et autres botanistes pour parvenir à définir les caractères et classer les plantes. Il est impératif, évidemment, de se munir des deux exemplaires de la "Nouvelle flore" de Gaston Bonnier (une référence).

 

 

Le rangement se fait à l'intérieur d'une feuille double. Sur le dessus de la première page, la famille, les noms latin et vernaculaire, le lieu et la date de la récolte et les propriétés éventuelles.

 

  Cliquez dessus ——>   

 

 

                        Et pour TOUT le reste ... ... ... ... ... il ne reste plus de temps ... plus de temps ... plus de temps ...